2020

La Communication dans les groupes 


· Selon Aristote, l’homme est un animal social.

· d’autres aspects entrent en jeux :

· Les effets de la dynamique propre au groupe, Sa structure, Ses objectifs, L’identité collective, Le rapport de force, etc.

· C’est en psychologie sociale, avec kurt lewin que les premiers travaux sur la communication en groupe ont été menés.

        I.  définition et caractéristiques du groupe

·         « Un ensemble de personnes interdépendantes ».

·         Le  groupe familial, la classe d’école, le groupe de travail, l’équipe sportive, etc.)

·         (Association, parti politique, secte, syndicat, entreprise, club, groupe d’amis ou de copains, etc.)

·         un groupe se caractérise par les points suivants :

o   Les membres sont en interaction

o   Ils partagent un but commun

o   Ils ont des règles communes : Formelles et informelles

·         Ils élaborent des rôles stabilisés

o   Certains rôles sont officialisés dans des statuts d’autres plus informels implicitement reconnus et reproduit par tous

·         Ils élaborent un réseau de relations interpersonnelles

o   Il se tisse alors un véritable réseau de relations avec des cercles d’influence, de pouvoir

o   Le sociogramme (diagramme des liens sociaux qui existent entre des personnes dans un groupe)

·         la dynamique des groupes : S’intéresse donc à l’ensemble des composants et des processus qui interviennent dans la vie des groupes « face à face »

      II.  pourquoi étudier la communication dans les groupes ?

·         L’évolution des processus de communication

·         L’ébranlement des modèles d’autorité

·         Les groupes humains produisent le meilleur et le pire :

o   création, coopération et autonomie

o   sectarisme (fanatisme, intolérance) et aliénation

·         Une pression vers la performance et la responsabilisation individuelles

    III. les notions fondamentales de la communication dans le groupe

1) Le problème de la cohésion

·         C’est le champ des forces ayant pour effet de maintenir ensemble les membres d’un groupe et de résister aux forces de désintégration

·         le sentiment du « nous », de « l’être-ensemble »

2) les mobiles d’appartenance au groupe :

·         L’attrait de l’appartenance au groupe

·         Le besoin d’identification

·         But commun et de l’action collective

·         Le besoin de sécurité

·         Le besoin d’estime et de pouvoir

·         « Besoins » cathartiques » (Aristote : effet de « purification »produit sur les spectateurs par une représentation dramatique)

3) la conformation

·         Certaines uniformités (identités, ressemblances) dans leurs conduites, leurs opinions, leurs sentiments, leur langue même (coutumes, valeurs ; ce qui est correct, ce qui est hyper apprécié, etc.)

4) les conduites déviantes

·         Exemple : « tire-au-flanc », « fayot » (zélé)

5) le leadership

·         H.B karp (1981) : le leadership est l’art d’amener des personnes à accomplir une tâche  volontairement »

·         C’est une « aptitude individuelle » : « l’ascendant personnel »  (attirance) ou le « charisme » (force magnifique, aptitude, talent, génie, habilité, attraction)

 

Styles (types) de leadership (trois)

1) style autocratique

·         Le leader impose sa volonté, ses valeurs ou décisions

·         Il peut être un chef paternaliste

·         Ce style provoque parfois des conflits, des mécontentements, des désengagements

2) style « laissez faire »

·         Une atmosphère relâchée et décontractée

·         Ces groupes sont peu efficaces et peuvent engendrer l’insatisfaction quant au résultat et au but à attendre

3) style démocratique : (coopératif)

·         Chaque décision est discutée avant d’être soumise à un vote

·         Les participants sont souvent motivés et dynamiques

·         Parfois des procédures longues, des réunions nombreuses et des discussions sans fin qui nuisent à la productivité et à l’efficacité

·         « Le chef, c’est l’homme de la situation »

Approche du leadership

·         Cératines privilégient la personnalité

·         Taille, beauté, intelligence, volonté

·         Certaines privilégient les fonctions ou la compétence

·         Le leader est une combinaison de situation et de la personnalité et des compétences

   IV.  Conclusion

·         Le groupe est comme un microsystème psychosocial

·         On l’étudie sur le plan théorique avec des concepts analytique, affectifs, culturels, sociaux, etc.

·         On étudié sur les phénomènes d’identification, de résistance, d’affects, de fantasme…) ;

·         Les jeux de force et d’influences, de tension, de décision, de régulation …)

·         Sur le plan pratique, on organise des séminaires de formation relationnelle


La communication de masse


Définition

·         La communication de masse : l’ensemble des techniques qui permettent de mettre à la disposition d’un vaste ….. Toutes sortes de messages

·         Les principaux moyens de communication de masse ; la presse, l’affiche, le cinéma, la radiodiffusion et la télévision, l’internet, le téléphone.

·         Ce sont les mass media dont le terme est formé par les anglo-saxons (en latin media signifie moyens et mass désigne la grande quantité).

·         La communication de masse est l’ensemble des communications qui font usage de ces outils.

Les différentes étapes du processus médiatique

·         Harold ******(1948), le champ  de la communication peut être défini par les cinq termes de la question : « qui dit quoi, par quel canal, à qui, avec quels effets ? »

·         L’étude de la communication de masse est liée à des données d’ordre psychologique, psychanalytique ou anthropologique.

Qui ? : Les émetteurs

Les producteurs d’information et de divertissement :

·         Les hommes politiques, responsables économiques et syndicaux, artistes, intellectuels, sportifs ;

·         Les professionnels de medias : producteurs, réalisateurs, rédacteurs en chef, journalistes, publicitaires… ;

·         Les citoyens partie prenante dans un événement (attentat, grève…) ou invités à s’exprimer (talk show, courrier des lecteurs, tweets…)

·         Le contrôle des mass media est entre les mains de quelques très grandes entreprises

·         L’évolution de la *****quotidienne (les grandes groupes de presse : amazone)

·         Les journalistes sont les nouveaux maîtres à penser du grand public, les nouveaux pédagogues des masses

·         Une caste constituée de journalismes, d’intellectuels, d’écrivains d’hommes politiques

·         Ce que régis Debray appelle « la médiacratie » une classe qui a l’accès aux medias.

2) A qui ? : Le public

·         Les auditeurs, téléspectateurs, lecteurs…

·         Il exerce collectivement une pression sur les médias (audimat et chiffres de vente des journaux)

·         Le public des mass media est défini du point de vue de l’âge, du  sexe et des principales catégories socioprofessionnelles.

·         Des enquêtes sont régulièrement menées sur l’audience et permettent d’en suivre l’évolution et ce à des fins publicitaires.

·         Sur Internet : le nombre de clics, de followers.

3) Dit quoi ? : Le contenu

Les fonctions des medias :

·         Informer (actualité, culture…)

·         Divertir (musique, films, jeux…)

·         Les deux (publicité)

·         Créer des contacts (petites annonces)

·         S’exprimer (tribune politique, courrier des lecteurs)…    

L’analyse de contenu :

·         Elle permet de déterminer les types de messages explicites ou implicites émis par les informations, les films, etc.

La sémiologie :

·         De l’image, des textes… est une discipline spécialement consacrée à l’interprétation des signes produits par les médias (en France représentée par R.Barthes et Edgar Morin).

4) comment ? : Le medium

La presse écrite (en papier ou numériques)

Les radios (publiques, libres, locales et spécialisées)

La télévision (chaines généralistes, thématiques…) chaines locales)

Les autres médias (médias électroniques (internet), l’affichage, le courrier publicitaire, les traces, etc.…et le livre.

5) avec quels effets ?

Ces études sont passées par 3 grandes périodes :

1) l’influence immédiate et massive (1930-1945)

Les médias ont un effet immédiat, massif et prescriptif sur leur audience.

La seringue hypodermique :

Les medias injectent des idées, des attitudes et des modèles de comportement dans les cerveaux vulnérables du public.

La domination idéologique : les medias (industries culturelles) sont l’instrument de diffusion de l’idéologie dominante.

2- les effets limités (1945-1960)

Le modèle « à deux temps » (two-step flow) (d’un flux à deux paliers de la communication)

Les enquêtes de Paul Lazarsfeld ont montré que l’influence des médias est sélective

Les effets des médias ne sont donc pas directs : ils sont filtrés à la réception

Exemple l’inefficacité totale de certaines compagnes de type « éducatif » (campagne anti-tabac)

3- les effets complexes (19965-1990) :

Le poids des technologies :

Marshall Macluhan ; le média lui-même a une influence déterminante sur nos façon de penser, de sentir et d’agir.

La « spirale du silence » :

Elisabeth Noëlle-Neumann : le problème de l’influence « répressive » des médias sur l’opinion publique

Les médias sont accusés d’entretenir un consensus artificiel.

Usages  et gratification : approche fonctionnaliste :

Etudier les fonctions remplies par les mass media

Les enquêtes sur les usages que font les consommateurs des messages et aux satisfactions des messages et aux satisfactions qu’ils en tirent (informer, cultiver, distraire)

(La relaxation mentale et psychologique, la stimulation de l’imagination, soulagement émotionnel (catharsis) ou fourniture de conseils pratiques.)


 


Comment décorer la classe?
La décoration de la classe ou l’affichage ne s'effectue pas d'une façon aléatoire et une fois pour toutes. Il s'agit d'une pratique cumulative, progressive, régulière, significative, révélatrice et surtout collaborative::
  • cumulative, progressive, régulière (comme une boule de neige
    + au début de l'année on affiche par exemple la charte de la
    classe, le trombinoscope, l'horloge des responsabilités....
+ tout au long de l'année: on affiche au temps opportun la
revue de la classe, les projets de classe, les cartes mentales
de règles de langue …
  • significative : c’est-à-dire, en relation étroite avec le programme, ayant du sens pour l'apprenant : les règles de grammaire, de conjugaison.... Et ce au temps opportun;
  • Révélatrice de certains événements et fêtes nationales et religieuses en saisissant presque toutes les occasions qui se présentent;
  • Et surtout collaborative avec l'implication obligatoire et totale de tous les apprenants.
Bref, la décoration de la classe ne devrait pas être imposée ni faite d'une façon hâtive et vide de sens !!!
Et si l’enseignant organise très bien cette question de l’affichage et gère efficacement l’espace de la classe et le temps, il évitera le surcharge qui pourrait donner un résultat inverse et défavorable.

 Méthode pratique pour résoudre les problèmes de la lecture

CE2- CE3- CE4 -CE5- CE6





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Pourquoi enseigner la phonétique ?



Pourquoi enseigner la phonétique ?
En général l’enseignement de la phonétique en classe de FLE est négligé. Les enseignants n’ont pas l’habitude de travailler des exercices systématiques visant à l’amélioration de la prononciation, et se limitent à des corrections isolées.

  • Résultat : les élèves ont du mal à prononcer correctement.
  • Conséquences : une mauvaise prononciation rendra difficile la transmission du message, même si les mots et la syntaxe sont corrects. Pour acquérir une bonne compétence communicationnelle, il est indispensable d'avoir une bonne maîtrise des aspects prosodiques et phonétiques.

Enseigner la phonétique s’avère donc indispensable :
  • pour améliorer la communication ;
  • pour que les élèves deviennent autonomes dans leur apprentissage.

L’idée de l’enseignement de la phonétique vise à développer chez les apprenants les représentations phonétiques des sons et à les aider à identifier les traits articulatoires et perceptifs nécessaires pour la prononciation.
 Une démarche pour la correction phonétique
Le travail sur la phonétique présenté en général par les méthodes se limite à des exercices de discrimination auditive. Pour leur part, les enseignants, par manque de connaissances sur la méthodologie, travaillent sur la répétition. Même si cette pratique est rentable à un certain degré, elle n’est pas suffisante. Il faut mener une démarche pour que les apprenants soient conscients des faits phonétiques, les connaissent et les intègrent. 

On proposera une démarche en trois étapes permettant un travail systématique :

    • 1- Sensibilisation visuelle et auditive ;
    • 2- Discrimination auditive ;
    • 3- Production orale guidée et spontanée. 
Travailler la compétence de : La compréhension orale



Rappel des 4 compétences :

     compréhension orale
     production orale
     compréhension écrite
     production écrite


I. La compréhension orale

  1. Les objectifs
Il ne s'agit pas de faire comprendre tous les mots aux élèves.
Les objectifs sont de:
-    faire comprendre des situations de communication
-         faire comprendre globalement
-         faire comprendre en détails
-         faire découvrir du vocabulaire en situation
-         faire repérer des mots clés
-         faire reconnaître des structures grammaticales
-         faire découvrir et comprendre des faits de civilisation

  1. Les supports
-   des dialogues de méthodes ou créés par l'enseignant
-         des extraits de films ou dessins animés
-         des publicités
-         des bulletins d'informations ou météo
-         des extraits d'entretiens
-         des chansons
-         des petits reportages sur internet (ex: TV5)
-         des annonces (gare, école...)
-          ...


Dans tous les cas, il faut veiller à la qualité du son, des bruits de fond, de la durée de l'enregistrement et du débit (rester naturel : être au plus près de la réalité).
Les supports peuvent être accompagnés d'images qui illustrent le dialogue. Elles ne doivent cependant pas dévoiler ce que dit le dialogue afin de ne pas réduire la compétence de compréhension orale. Les images sont là pour aider, non pour remplacer.


  1. La démarche
- S'il y a une image, poser quelques questions simples sur l'image.

-         1ère écoute : demander aux élèves, avant la 1ère écoute, d'essayer de repérer les informations suivantes :
Où cela se passe-t-il?
Qui parle à qui?
De quoi les personnages parlent-ils?
Est-ce qu'on entend des bruits derrière les voix?

Travail collectif (essayer de faire participer tous les élèves en posant aux A1 les questions simples et aux A2 / B1 les questions plus complexes)

-         2e et 3e écoute : permettent de confirmer ou d'infirmer les réponses données par les élèves lors de la 1ère écoute.
Aller plus loin dans la compréhension (chronologie des paroles, personnages en accord ou non...)

Selon la longueur de l'enregistrement, on peut procéder par séquences (en faisant attention au sens).

  1. Les types d'exercices
Il est important de varier les types d'exercices.
-         QCM
-         Vrai / Faux
-         Des exercices d'appariement ( relier différentes informations, relier des personnages à leurs paroles...) et de classement
-         Compléter un tableau simple
-         Questions ouvertes mais à réponses courtes ( pour que la production écrite ne soit pas un obstacle à la compréhension orale)