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ANTIGONE
Lâchez-moi. Vous me faites mal au bras avec votre main.
CRÉON, qui serre plus fort.
Non. Moi, je suis le plus fort comme cela, j’en profite aussi.
ANTIGONE, pousse un petit cri.
Aïe!
CREON, dont les yeux rient.
C’est peut-être ce que je devrais faire après tout, tout simplement, te tordre le poignet,
te tirer les cheveux comme on fait aux filles dans les jeux. (Il la regarde encore. Il
redevient grave. Il lui dit tout près.) Je suis ton oncle, c’est entendu, mais nous ne
sommes pas tendres les uns pour les autres, dans la famille. Cela ne te semble pas
drôle, tout de même, ce roi bafoué qui t’écoute, ce vieil homme (…) qui est là, à se donner
toute cette peine pour essayer de t’empêcher de mourir?
ANTIGONE, après un temps.
Vous serrez trop, maintenant. Cela ne me fait même plus mal. Je n’ai plus de bras.
CRÉON, la regarde et la lâche avec un petit sourire. Il murmure.
Dieu sait pourtant si j’ai autre chose à faire aujourd’hui, mais je vais tout de même
perdre le temps qu’il faudra et te sauver, petite peste. (Il la fait asseoir sur une chaise au
milieu de la pièce. Il enlève sa veste, il s’avance vers elle, lourd, puissant, en bras de
chemise.) Au lendemain d’une révolution ratée, il y a du pain sur la planche. Mais les affaires urgentes attendront. Je ne veux pas te laisser mourir dans une
histoire de politique. Tu vaux mieux que cela.(…) Tu crois que cela ne me dégoûte pas
autant que toi, cette viande qui pourrit au soleil? Le soir, quand le vent vient de la mer,
on la sent déjà du palais. Cela me soulève le cœur. Pourtant, je ne vais même pas
fermer ma fenêtre. C’est ignoble, et je peux même le dire à toi, c’est bête,
monstrueusement bête, mais il faut que tout Thèbes sente cela pendant quelque temps.
Tu penses bien que je l’aurais fait enterrer, ton frère, ne fût-ce que pour l’hygiène! Mais
pour que les brutes que je gouverne comprennent, il faut que cela pue le cadavre de
Polynice dans toute la ville, pendant un mois.
ANTIGONE
Vous êtes odieux!

I-ÉTUDE DE TEXTE (10 points)

A. CONTEXTUALISATION DU TEXTE :


1. Complétez le tableau suivant après l’avoir reproduit sur votre copie : (0,25x4)

- Le titre de l’œuvre dont on a extrait ce texte: ......................
- Le nom de l’auteur:....................
- Le genre littéraire:.......................
- Le siècle:.............................

2. a- Quel lien de parenté unit Antigone à Créon ? (0,5)
   b- Précisez l’acte commis par Antigone et qui a provoqué la colère de Créon. (0,5)

B. ANALYSE DU TEXTE :

3. a- Pourquoi Antigone demande-t-elle à Créon de la lâcher ?(0,5)
   b- Face à cette réaction d’Antigone, Créon a-t-il éprouvé un sentiment de regret, de supériorité ou de sympathie ? (0,5)
4. Créon veut-il punir Antigone ou au contraire lui sauver la vie ?(0,5)
   Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (0,5)
5. Dites si la proposition suivante est vraie ou fausse : « Créon est convaincu d’être toujours un chef       d’Etat respecté. »
   Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (1)
6. »Il y a du pain sur la planche ». Cette phrase, appartenant au niveau de langue familier, veut dire que :
   a- Créon a beaucoup de travail devant lui ;
   b- Créon a assez de pain pour son peuple ;
   c- Créon prépare du pain sur une planche. (0,5)
7. a- En parlant du corps sans vie dans sa dernière tirade, Créon a-t-il employé une tonalité laudative        (valorisante) ou péjorative (dévalorisante) ? (0,5)
    b- Relevez une phrase qui justifie votre réponse. (0,5)
8. Dans la liste ci-dessous, relevez deux sentiments que révèle la dernière réplique d’Antigone vis-à-      vis de Créon : Le mépris- La peur – La jalousie- La colère- La satisfaction- L’admiration.(0,5x2)

C. RÉACTION PERSONNELLE FACE AU TEXTE :

9. Doit-on utiliser la violence pour convaincre quelqu’un ? Justifiez brièvement votre point de vue.(1)
10. Selon vous, faut-il favoriser ses proches (leur accorder un avantage) lorsqu’on occupe un poste de responsabilité ? Dites brièvement pourquoi. (0,5x2)

II.PRODUCTION ÉCRITE :

Sujet : De nos jours, la presse nous rapporte de plus en plus le cas d’enseignants maltraités ou agressés par leurs propres élèves à l’intérieur même de l’école : insultes , menaces, attaques à l’arme blanche, blessures…
Pour la revue de votre lycée, rédigez un texte argumentatif en suivant ces indications :
-montrez que ces comportement violents sont inacceptables (une violation de loi) ;
- exposez les raisons pour lesquelles les élèves doivent absolument manifester (montrer) un grand respect à l’égard de leurs professeurs ;
- donnez un titre à votre texte.
Important : La correction de votre copie tiendra compte des critères suivants :
-Le respect de la consigne (répondez exactement à ce qui est demandé dans le sujet) (1pt)
-La présentation de votre copie (titre, alinéas, paragraphes, ponctuation, majuscules…)
-L’organisation cohérente de votre texte. (1pt)
-L’importance des idées et la pertinence des arguments. (3pts)
-a correction de la langue. (4pts)
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Corrigé et barème /Etude de texte


A- CONTEXTUALISATION DU TEXTE:
1. a- Antigone
b-(Jean) ANOUILH

c- Une tragédie (moderne)/Le genre théâtral/Une pièce de théâtre/Le genre tragique
d- Le 20ème (vingtième; XXème) (0,25x4)
2. a- Antigone est la nièce de Créon ou bien Créon est l'oncle d'Antigone. (0,5)
b- Antigone a essayé d'enterrer le cadavre de son frère malgré l'interdiction du roi. (0,5)
B- ANALYSE DU TEXTE:
3. a- Antigone demande à Créon de la lâcher car il lui fait mal au bras. (0,5)
b- Face à cette réaction d'Antigone, Créon a éprouvé un sentiment de supériorité. (0,5)
La comparaison qui le montre est: "Moi, je suis le plus fort comme cela" ou "...te tirer les cheveux comme on fait aux filles dans les jeux." (0,5)
4. Créon veut sauver Antigone. (0,5)
La phrase qui le montre est: " Ce vieil homme qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t'empêcher de mourir." Ou bien "Je vais tout de même perdre le temps qu'il faudra et te sauver." Ou bien "Je ne veux pas te laisser mourir." (0,5)
5. Cette proposition est fausse car Créon dit, en parlant de lui-même: "ce roi bafoué". (0,5)
6. Cette phrase veut dire: a- "Créon a beaucoup de travail devant lui." (0,5)
7. a- En parlant du corps sans vie, Créon a employé une tonalité péjorative (dévalorisante).(0,5)
b- Justifications possibles: "Cette viande qui pourrit au soleil"/ "Il faut que cela pue le cadavre de Polynice dans toute la ville"/"Tu crois que cela ne me dégoûte pas autant que toi"/"Cela me soulève le cœur" /"C'est ignoble". (0,5)
8. Les deux sentiments que révèle la dernière réplique d'Antigone vis-à-vis de Créon sont le mépris et la colère. (0,5 x2)
C- RÉACTION PERSONNELLE FACE AU TEXTE:

9 et 10. Accepter tout point de vue personnel (0,5) justifié d'une manière pertinente (0,5).




Candide

TEXTE :
« Ah, (…) qu'est−ce que ce monde-ci ? disait Candide sur le vaisseau hollandais.
- Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. - Vous connaissez l'Angleterre ; y est−on aussi fou qu'en France ? - C'est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut (…)
En causant ainsi ils abordèrent à Portsmouth ; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attentivement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés, sur le tillac d'un des vaisseaux de la flotte ; quatre soldats, postés vis−à−vis de cet homme, lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde, et toute l'assemblée s'en retourna extrêmement satisfaite.
« Qu'est−ce donc que tout ceci ? dit Candide(…) » Il demanda qui était ce gros homme qu'on venait de tuer en cérémonie. « C'est un amiral, lui répondit−on. _ Et pourquoi tuer cet amiral ? - C'est, lui dit−on, parce qu'il n'a pas fait tuer assez de monde ; il a livré un combat à un amiral français, et on a trouvé qu'il n'était pas assez près de lui. _ Mais, dit Candide, l'amiral français était aussi loin de l'amiral anglais que celui−ci l'était de l'autre ! - Cela est incontestable, lui répliqua-t-on ; mais dans ce pays−ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres. »
Candide fut si étourdi et si choqué de ce qu'il voyait, et de ce qu'il entendait, qu'il ne voulut pas seulement mettre pied à terre. Il fit donc son marché avec le patron hollandais (..) pour le conduire sans délai à Venise.

I-ETUDE DE TEXTE :

1. En vous appuyant sur votre connaissance du paratexte :
a- Donnez le titre de l’œuvre dont on a extrait ce passage. (0,5)
b- Précisez son genre littéraire. (0,5)
2. a- Parmi les deux personnages (Candide ou Martin), lequel était très optimiste au début de l’œuvre ? (0,5) b- Comment justifier l’origine de cet optimisme ? (0,5)
3. a- Dans quel pays Candide et son compagnon avaient-ils l’intention de débarquer ? (0,5)
b- Où allaient-ils se rendre à la fin après avoir changé d’avis ? (0,5)
4. a- Quel type de phrase est fréquent dans les répliques de Candide ? (0,5)
b- Quel rôle jouait donc Martin pour Candide ? (0,5)
5. Martin porte un jugement dévalorisant sur une guerre qui avait éclaté entre la France et l’Angleterre :
a- Dans une région du territoire français ;
b- Dans une région du territoire anglais ;
c- Pour un petit territoire lointain et sans grand valeur.
Recopiez la bonne réponse (0,5) puis justifiez-la au moyen d’une phrase tirée du 1er paragraphe. (0,5)
6. a- Relevez dans le texte la phrase décrivant l’effet de cette guerre sur l’économie des deux pays. (0,5)
b- Cette phrase révèle-t-elle une tonalité lyrique, tragique, ironique ? (0,5)
7. Décrivez au moyen d’u adjectif qualificatif, la façon dont les quatre soldats traitaient le gros homme mis à genoux sur le tillac (pont d’un navire). (1)
8. a- Citez deux arguments donnés dans le texte pour justifier l’exécution (la mise à mort) de l’amiral anglais. (0,5)
b- Cette argumentation vous semble-t-elle bien fondée (logique) ? (0,5)
9. Devant le spectacle de la mise à mort de l’amiral, Candide a éprouvé une forte émotion. Pour le montrer, relevez dans le dernier paragraphe une phrase exprimant la conséquence liée à une idée d’intensité. (1)
10. Comment jugez-vous la réaction de Candide à la fin du texte ? Justifiez votre point de vue par un argument. (1)

II- PRODUCTION ECRITE :

Sujet :
Aimeriez-vous exercer un métier qui vous mettrait en contact avec un grand nombre de personnes ou, au contraire, préféreriez-vous exercer une fonction tout en restant enfermé dans un bureau loin du regard des autres ? Développez votre opinion dans un texte argumenté.
Important : La correction de votre copie tiendra compte des critères suivants :
- Le respect de la consigne (1)
- La présentation du texte (1)
- L’organisation cohérente du texte (1)
- L’importance des idées et la pertinence des arguments (3)
- La correction de la langue (4)




Texte:
Le vieux continua d'écrire jusqu'à l'heure du déjeuner . Il rangea alors ces instruments de travail dans la niche mural et , après avoir jeté un long coup d'oeil à l'extérieur il revint s'asseoir , il était tout émoustillé car cette rédaction l'avait ragaillardir son regard se porta sur les oranges , il en pela une qu dégusta pour mieux en apprécier la saveur . «Orange , fille du soleil ,dit-il tu es belle et nourrissante .Hercule a dû lutter à mort pour l'obtenir – j'en aurais fait de même si j'avais vécu en ce temps –là .Aujourd'hui même un gueux peut te manger sans t'apprécier tellement tu es devenue commune . Cette civilisation du ventre ne te vaut rien .» Ce mot d'esprit le fit rire. Le trouvant ainsi , sa vieille femme lui en demanda la classe.
-Je parlais à l‘orange, dit-il .autrefois un roi avait condamné un géant à lui rapporter des pommes d'or du jardin des Hespérides qui se trouvait du coté de Tanger. Hercule -c'est le nom de ce héros lutta pour en obtenir. Il en eut plein dit la légende. Or ces pommes d'or n'étaient pas autre chose que des oranges, tu vois .Moi, j'ai dit à l'orange que j'ai dégustée qu' après une aussi belle histoire elle est devenue si commune que même un gueux en mange quand il veut .un gueux d'ici ou d'ailleurs.
-C'est une belle histoire. Mais il faut déjeuner.
Ils s'installèrent autour de la grande table ronde. Le fumet du couscous aux jeunes pousses de navet était délicat. A son habitude, le vieux mangeait lentement, avec une sorte d'application joyeuse qui indiquait combien il appréciait le mets
I.COMPRÉHENSION: (10 points)
1.Complétez le tableau suivant: (1 pt)
oeuvre
Auteur
Genre littéraire
Siècle





2.Présentez brièvement le vieux . ( deux à trois lignes )
3. Quelle est l'activité intellectuelle préférée du vieux?
4.Le vieux valorise l'orange.
- relevez deux expressions qui le montrent .
5. Où Hercule est-il allé chercher les oranges?
6.Recopiez et complétez le tableau suivant: référez –vous au texte
L'orange autrefois
L'orange aujourd'hui.


7. «Hercule a dû lutter à mort pour l'obtenir »
a- Identifiez la figure de style
b- Quel en est l'effet recherché
8 . Relevez quatre mots appartenant au champ lexical de l'alimentation?
9 . Qu'est ce que le texte nous apprend sur le personnage du vieux?
II.PRODUCTION ÉCRITE: (10 points)
De nos jours beaucoup de personnes fuient la ville pour s'installer à la compagne .
-Qu' en pensez-vous?
- Rédigez un texte dans lequel vous exprimerez votre point de vue en l'appuyant par des arguments et des exemples précis.
Texte:

Malheureusement je n'étais pas malade. Le lendemain il fallut sortir de l'infirmerie. Le cachot me reprit.

Pas malade ! En effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes.

Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé. Ces médecins, ces sœurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort !

On eût dit qu'ils me plaignaient, tant ils étaient empressés autour de mon chevet. Bah ! curiosité ! Et puis, ces gens qui guérissent vous guérissent bien d'une fièvre, mais non d'une sentence de mort. Et pourtant cela leur serait si facile ! une porte ouverte ! Qu'est-ce que cela leur ferait ?

Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté, parce que tout est en règle ; les témoins ont bien témoigné, les plaideurs ont bien plaidé, les juges ont bien jugé. Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.

Si j'avais ma grâce ? - Avoir ma grâce ! Et par qui ? et pourquoi ? et comment ? Il est impossible qu'on me fasse grâce. L'exemple ! comme ils disent.

Je n'ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève.

QUESTIONS DE COMPRÉHENSION

1- Complétez le tableau suivant: (2 pts.)

Titre de l'œuvre Auteur Thèse que défend l'œuvre Personnage qui raconte

1-Pourquoi le narrateur regrette-il de ne pas être malade? (1 pt.)

2-Parmi les affirmations suivantes, recopiez seulement celles qui sont vraies. (1p)

a-Avec l'aide des médecins, le narrateur a réussi de s'évader de l'infirmerie.

b -Le narrateur est en très bonne santé, malgré son séjour au cachot.

c- Le narrateur croit qu'il aurait pu s'évader s'il était resté à l'infirmerie.

d- Le narrateur est tout à fait sûr que son pourvoi sera accepté.

e- Le narrateur retourne chez lui après avoir quitté l'infirmerie.

4-"et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes".

Quelle est cette maladie dont souffre le narrateur?

5-" Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse."

a-Identifiez la figure de style employée dans cet énoncé. (0.5 pt)

b-Sur quoi le narrateur met-il l'accent en utilisant cette figure? (0.5 pt)

6- Relevez dans le texte quatre énoncés exprimant le désespoir du narrateur d'échapper à la mort. (1 pt.)

7-" L'exemple ! comme ils disent."

a- Le pronom "ils", qui désigne-t-il à votre avis? (0.5 pt)

b- Quel sens donneriez-vous à cette expression? (0.5 pt)

8- a- Selon vous, dans quel état d'esprit se trouve le narrateur? (0.5 pt)

c- Justifiez votre réponse. (0.5 pt)

9- D'après vous pourquoi l'auteur insiste-t-il sur la jeunesse et la bonne santé du condamné à mort? (1 pt)

PRODICTION ECRITE (10 pts)

Sujet:

Certains pensent qu’il serait plus efficace que notre société prenne des mesures pour éviter la criminalité au lieu de se contenter de punir les criminels.

Qu’en pensez-vous ?

Rédigez un texte argumentatif dans quel vous défendez votre point de vue.


La Boite à Merveilles

Texte:
Un matin, nous nous préparions pour sortir, quand quelqu'un frappa à la porte de la maison. Il demanda si c'était bien là qu'habitait le maalem Abdeslem, le tisserand. Les voisines lui répondirent par l'affirmative. Kanza, la chouafa, appela ma mère.
- Zoubida ! Zoubida ! Quelqu'un « vous » demande.
Ma mère avait naturellement tout entendu déjà.
Elle avait pâli. Elle restait au centre de la pièce, une main sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander? Etait-ce un messager de bon augure ou le porteur d'une mauvaise nouvelle? Peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous signaler! La petite somme d'argent que mon père nous avait laissée avant son départ, avait fondu. Les quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l'achat de charbon.
Enfin, ma mère répondit d'une voix qui tremblait légèrement :
- Si quelqu'un désire voir mon mari, dis-lui, je te prie, qu'il est absent.
Kanza fit la commission à haute voix à l'inconnu qui attendait derrière la porte de la maison. Un vague murmure lui fit écho. Kanza, pleine de bonne volonté, nous le traduisit en ces termes:
Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t'apporte des nouvelles du maalem Abdeslem. Il dit qu'il a quelque chose à te remettre.
Ma mère reprit courage. Un sourire illumina sa face.
- C'est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l'escalier.
Elle descendit les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir. Je la suivis. Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j'arrivai dans le couloir d'entrée ma mère discutait déjà par l'entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L'ombre disait d'une voix rude:
- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m'a donné ceci pour vous.
Je ne voyais pas ce qu'il remettait à ma mère par la fente de la porte. Ma mère retroussa le bas de sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l'inconnu.
- Il y a encore ceci, dit la voix. C'est tout. 

I - Étude de texte: 10 points
1 
a)De quelle œuvre ce texte est-il tiré?
b) A quel genre appartient-il?
c)En quelle année a-t-elle été publiée?
d) Qui en est l'auteur?
2 ) Pour situer ce texte dans l’œuvre, répondez aux questions suivantes:
a) Quelles étaient les circonstances qui avaient obligé le père du narrateur à quitter sa famille?
b) Où est-ce qu'il est allé travailler?
Quel était son nouveau travail?
3 - Dans cet extrait : 
a) qui raconte?
b) Où se passe la scène?
4 ) 
a) D'où vient l'homme dont parle le narrateur?
b) qui l'avait envoyé?
5 ) D'après le texte, quelles sont les deux raisons qui justifient lka visite de cet homme?
6) A qui revoient le deux pronoms soulignés dans le texte
Il m'a donné ceci pour vous ( il et vous)
7 ) "Il y a encore ceci dit la voix"
Cet énoncé comporte : 
- une comparaison
- une métonymie
- une antithèse
recopiez la bonne réponse.
8 ) Que signifie l'expression souligné dans l'énoncé suivant:
"Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse" (gagner de vitesse)
9) A votre avis, pourquoi la mère discutait-elle avec l'homme par l’entrebâillement de la porte?
10) D'après le texte, la mère avait tout entendu, elle avait pâli sans pouvoir prononcer un mot. Si vous aviez été à sa place, auriez-vous eu la même attitude?

II - Production écrite (10 points)
Sujet
Actuellement, il existe encore des personnes qui pensent que la femme doit rester à la maison pour s'occuper de son foyer et que c'est l'homme qui doit subvenir aux besoins de sa famille. 
Partagez-vous ce point de vue?
Développez votre réflexion sur le sujet en vous appuyant sur des arguments pertinents et sur des exemples précis.