GRAMMAIRE: L'INTERROGATION (totale/partielle/ subordonnées interrogatives

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On distingue l’interrogation : totale et l’interrogation partielle.
I- L'INTERROGATION TOTALE
Elle porte sur l’ensemble du contenu de la phrase et appelle une réponse du type " oui " ou " non "
Exemple :
● Voulez-vous prendre le train ?
Non, je voyagerai en voiture.
À l’oral, seule l’intonation permet de distinguer l’interrogation de l’affirmation.
Exemple :
● Vous voulez prendre le train ?
L'INVERSION DU SUJET
En plus de l’intonation ascendante (traduite à l’écrit par le point d’interrogation), le sujet est placé après le verbe. C'est ce qu'on appelle l'inversion du sujet .
Cette inversion du sujet est surtout réservée à l’écrit.
□ Selon la nature du sujet, on distingue deux types d’inversion :
1- L’inversion simple
Le sujet est simplement placé immédiatement après le verbe. Dans l’interrogation totale, cette inversion s’applique à des pronoms personnels sujets conjoints (je, tu, il, elle, ....) ou au pronom démonstratif " ce " .
Exemples:
● Es-tu prêt ?
● Avez-vous faim ?
● Est-ce votre portefeuille ?
À la troisième personne, un « t » de liaison euphonique doit être placé entre la finale vocalique du verbe et le pronom " il (s) " ou " elle (s) ", par analogie avec les formes verbales terminées par un " t ".
Exemples:
● fait-il chaud ? ● doit-il partir? ● finit-il son devoir ?
● décide -t-elle enfin de divorcer? ● viendra-t-il ce soir ?
2- L’inversion complexe
Quand le sujet est un groupe nominal (GN) ou un pronom autre que personnel ou démonstratif, il reste placé avant le verbe mais il est repris après le verbe par un pronom personnel sujet de troisième personne qui s’accorde avec lui .
Exemples:
●Marie viendra-t-elle ou pas ?
●Cette voiture n’était-elle pas la meilleure dans ce lot ?
● Quelqu’un a-t-il une remarque à propos de ce que je viens de dire ?
L’interrogation avec " est-ce que "
Il présente le double avantage de fournir, dès le début de la phrase, une marque de l’interrogation et de permettre le maintien de l’ordre sujet-verbe, évitant ainsi le recours à l’inversion qui n'est pas toujours commode .
Exemples :
● Est-ce tu peux t'asseoir ?
●Est-ce que tu veux de l’eau ?
II- L’INTERROGATION PARTIELLE
Elle porte sur une partie de la phrase (sur un de ses constituants).
Un des constituants de la phrase interrogative est présenté comme étant non connu .
La question est formulée au moyen d’un terme interrogatif .
Exemples :
-L’interrogation porte sur l’identité du sujet.
Exemples:
● Qui a pris mon portable ?
Ta soeur .
- L’interrogation porte sur le temps.
Exemple:
●Quand reviendrez-vous ?
Aucune idée .
- L'interrogation porte sur le lieu.
Exemple:
●Où avez-vous acheté ce cadeau ?
II – L’interrogation partielle
Son intonation diffère de celle de l’interrogation totale : la courbe intonative est descendante, après une attaque sur une note élevée qui met en valeur le terme interrogatif placé en tête de phrase.
Selon le constituant, l’interrogation partielle s’exprime à l’aide de pronoms, de déterminants ou d’adverbes interrogatifs, qui peuvent être associés à l’inversion du sujet ou renforcés par " est-ce que ".
1° Les pronoms interrogatifs
Les pronoms interrogatifs " qui", " que ", ; "quoi " et « lequel » sont placés en tête de phrase.
Dans ce cas, l’interrogation porte sur le sujet, l’attribut, sur l’objet ou sur un complément non circonstanciel :
- sur le sujet : Qui est venu ?
- sur l’attribut : Qui est cet homme ?
- sur le COD : Que voulez-vous ?
- sur un complément prépositionnel non circonstanciel (COI/COS/complément d’agent etc.) : À qui penses-tu ?, De quoi parles-tu ?
(On remarque que le pronom est précédé d’une préposition. Le pronom « lequel » peut prendre des formes synthétiques « auquel », « duquel »)
2° Les déterminants interrogatifs
Comme tout déterminant, « quel » s'emploie devant un nom :
Quelle heure est-il ?
Cependant, le déterminant « quel », employé seul, concurrence le pronom « qui » :
Qui est cet homme ? / Quel est cet homme ?
3° Les adverbes interrogatifs
Les adverbes interrogatifs portent sur les circonstances de l’action : manière, lieu, cause et temps.
Exemples:
●Comment portez-vous ?
●Où allez-vous ?
●Pourquoi mentez-vous ?
●Quand partez-vous ?
L’emploi de ces adverbes s’accompagne de l’inversion du sujet mais l’interrogation sur les circonstances peut être renforcée par " est-ce que " placé après l’adverbe interrogatif, ce qui permet d’éviter l’inversion du sujet .
Exemples :
●Quand est-ce que vous partez en vacances ?
●Pourquoi est-ce que vous me critiquez toujours ?

III – Les propositions subordonnées interrogatives

Elles font partie des complétives et sont appelées propositions subordonnées interrogatives indirectes.
Ces propositions dépendent toujours d’un verbe à sens interrogatif : se demander, savoir, ignorer, chercher…
Elles sont introduites :
- soit par la conjonction de coordination " si" :
Exemple:
● Elle se demande si son mari viendra par le train.
On voit qu’il s’agit d’une interrogation totale, qu’il n’y a ni inversion du sujet ni possibilité d’utiliser " est-ce que ".
En outre, l’interrogation indirecte n’admet pas le point d’interrogation que l’on trouve dans l’interrogation directe : Marie viendra-t-elle ?.
- soit par des mots interrogatifs comme le déterminant " quel ", où les adverbes et les pronoms interrogatifs .
Exemples:
● Je me demande quel chemin il empruntera.
●Je me demande qui est venu.
●Je ne sais où aller.

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